LA RIGOLE DU DIABLE

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L A  R I G O L E  D U  D I A B L E

Théâtre
Création 2018

D I S T R I B U T I O N

Texte : Théo Bluteau
Mise en scène, interprétation et scénographie : Jennifer Cabassu et Théo Bluteau
Regard extérieur : Gaia Singer
Suivi dramaturgique : Marion Aquilina
Chorégraphie country : Anna Carraud
Création sonore : Thomas Bunio et Théo Bluteau
Création lumière et régie générale : Victor Lassus / Guillaume Clavel

P A R T E N A I R E S

Production : ATLATL
Co-production : OARA- Office Artistique de la Région Nouvelle Aquitaine, Festival SITU et Le Groupe O
Soutiens : Le Théâtre de la Bastille, Le Théâtre Jean Lurçat – Scène Nationale d’Aubusson, Le Volapük, lieu de résidence artistique, La Métive, lieu international de résidence de création artistique, La Communauté de communes Creuse Sud-Ouest.

S Y N O P S I S

La Rigole du Diable est une pièce en trois parties. Dans un même lieu, aux abords de la rivière « la Rigole du Diable », en pleine forêt, à différentes saisons, le spectateur est invité à découvrir trois parcours.

PARTIE 1 : LUC ET GABRIELLE

<< Les gens disent que la Rigole du Diable s’appelle comme ça, parce qu’il y a une empreinte de sabot sur un rocher. Le sabot de Satan. Ouais. >>

Été

Après un glissement de terrain, une jeune archéologue découvre une sépulture préhistorique éclairant d’un jour nouveau l’extinction de l’homme de Neandertal. Une campagne de fouilles harassante s’achève et la jeune femme passe une dernière nuit sur place accompagnée d’un de ses collègues, obsédé par le survivalisme. L’importance de la découverte, l’alcool, la fatigue, la promiscuité, le désir, la chaleur, tendent à rompre les rapports entre les deux chercheurs. La profanation de la tombe agît sur le couple comme une malédiction. La violence couve.

PARTIE  2 : DIEGO

<< Je palpe ma blessure sous le nombril. Elle émet un clapotis frais, profonde et noire, assez large pour y passer le poing. Je soulève la pierre grise et ferreuse de mon estomac et croit découvrir une grosse écrevisse occupée à défaire de ses pinces les restes d’un jeune goujon. >>

Hiver

Un grand cerf est blessé pendant une battue et prend la fuite. Un chasseur part seul avec son chien sur les traces de l’animal. Il débusque le cerf qui blesse mortellement le chien et reprend de nouveau sa course. Le chasseur abat son chien. Le ciel se couvre de neige, l’homme est prêt d’abandonner la traque. Il retrouve les traces du cerf qui le mènent jusqu’à la rigole du Diable. Il abat le cerf et alors qu’il s’approche de l’animal pour l’achever, il glisse et tombe sur son fusil. Le chasseur meurt au bord de la rivière, à quelques mètres du cerf. Engourdi par le froid, réalité et souvenirs se confondent dans une communion cruelle avec la nature.

 

PARTIE 3 : ALAIN

<< En début de saison je me laisse piquer régulièrement et petit à petit je gonfle moins et ça brûle presque plus, et je peux faire les récoltes à mains nues si je trempe mes bras dans l’eau froide avant. >>

Printemps

C’est le début d’une nouvelle saison pour une jeune apicultrice, qui compte, cette année, obtenir une récolte record. La jeune femme traverse une rupture douloureuse et craint des représailles de la part de son ancien amant. Elle défend son indépendance à tout prix et tente de vivre son rêve américain en pleine campagne française. Son exploitation est frappée par une épidémie inconnue d’une rare violence. Les abeilles sont décimées et l’apicultrice perd ses ruches les unes après les autres. Infectée elle-même, elle sombre dans le désespoir, et incendie les restes de son exploitation.